Une réunion a été organisée à la mairie du 13ème arrondissement par l’association des Amis de l’EcoZAC de la place de Rungis le 7 juillet 2006. Son objet était de présenter les techniques de végétalisation de toits. La présentation était faite par la société SOPREMA, spécialiste en installation et entretien de toits végétalisés.
Des réalisations ont été visualisées. Quelques-unes en Ile-de-France : lycée Nobel de Clichy-sous-Bois, EMPC d’Aubervilliers, aéroport d’Orly Ouest (niveau taxis), hôpital de Gonesse, maison médicale Jean Garnier à Paris 15ème , etc. Beaucoup d’autres réalisations en province (Centre hospitalier de Sélestat, tramway de Nantes, etc).
Les toits " végétalisables " sont souvent plats, mais peuvent être en pente. Pour assurer l’étanchéité de la toiture et maintenir le substrat, on trame d’abord la toiture. On pose ensuite une épaisseur variable de substrat (8 à 25 cm). Ce substrat est différent de celui des murs végétalisés.
Les plantes sont variées : sedum (une quinzaine de variétés), lavande, thym, syringa microphylla (lilas nain), lin, etc. Les sedums ont la qualité de retenir l’eau et de diminuer le coefficient de ruissellement (0,7 au lieu de 1 avec un substrat de 8 cm d’épaisseur ; à 12 cm d’épaisseur on obtient un doublement de la rétention d’eau). Ils sont performants en situation de sécheresse (stratégie naturelle de protection de la plante).
Le système d’arrosage varie selon la région. Au sud de la Loire on peut utiliser un système d’arrosage automatique. Au nord de la Loire il faut un arrosage une fois par semaine environ (arrosage à saturation).
Le sedum n’a pas besoin d’être entretenu plus d’une fois par an, contrairement au gazon présent sur les toits végétalisés ou sur les voies de tramway, qui demande une vingtaine de tontes par an et un arrosage régulier. Les toits plantés de sedum sont économiques et respectueux de l’environnement.
Dans les bâtiments surmontés d’un toit végétalisé, on peut gagner quelques décibels en isolation phonique et un peu d’isolation thermique en raison de l’inertie (garde la chaleur en hiver et la fraîcheur en été). La neige ne nuit pas, elle protège au contraire les plantes en hiver.
En principe on ne marche pas sur un toit végétalisé. Pour qu’il devienne accessible, il faut créer des cheminements et des garde-corps.
Le plus grand inconvénient de ce système de végétalisation est l’utilisation d’engrais chimique, nécessaire d’après la société Sopréma. Le coût d’installation est relativement élevé : 100€/m2. Ce prix comprend la fourniture et l’installation des plantes.
Les coordonnées de la société SOPREMA : 8 avenue de Rouen, 27200 Vernon. Tél : 02 32 21 50 14. Son représentant est Christophe Glévéau.
L’EcoZAC (ZAC écologique) de la place de Rungis est un aménagement prévu autour de la place de Rungis, sur une friche de 3 ha. Elle a été lancée au printemps 2006.
L’association des amis de l’EcoZAC veille à ce que les objectifs de respect de l’environnement, de mixité sociale, de création de lieux conviviaux et associatifs, soient respectés.
Son adresse : Maison des associations du 13ème, 11 rue Caillaux 75013 Paris. Tél : 06 11 34 02 73. Web : www.ecozacderungis.org
3 mai 2006
Un site intéressant pour les toitures végétalisées (de la part de Gilles Roux)
http://www.soprema.fr/FR/toiture_vegetalisee.php